Travaux professionnels 1980-1986

L'auteur, sa biographie

Une Ecole à Paris, du travail, des lieux et des inspirations…

Originaire du Périgord Noir, Jean-Marie ALIX, a nourri son imaginaire dans cette région à la nature fantastique. Pour effectuer ses études artistiques aux Ateliers préparatoires de l’Académie Julian, rue du Dragon, il vient à Paris en 1975. Il réalise de nombreux travaux de jour comme de nuit, week-end compris mais, pour nourrir sa créativité,  il arpente les musées, les expositions et se découvre un véritable engouement pour le cinéma. C’est sur les écrans géants du Kinopanorama et du Grand Rex qu’il reçoit ce qu’il qualifie de véritables « électro-chocs cinématographiques » qui influencent son œuvre tout au long de sa carrière.

Passionné par les liens entre Arts, Sciences et Technologies, il déambule dans Paris et sera  séduit par le Diatope de Iannis Xénakis devant Beaubourg, la découverte de l’art vidéo de Nam June Paik à la FIAC, le Palais de la Découverte et le Musée de l’Holographie dans le Quartier de l’Horloge. Ses pérégrinations documentaires l’amèneront à réaliser une série d’illustrations scientifiques pour sa thèse de fin d’études sur le thème de « l’épaule douloureuse » en parallèle avec celle d’un jeune doctorant en Médecine.

Carrière professionnelle et débuts de l’infographie

En 1980, Jean-Marie Alix devient illustrateur free-lance pour des publicités médicales, des couvertures de magazine ou des articles scientifiques.

Inspiré par le film « Tron », il devient un des précurseurs du tout nouveau courant infographique sur ordinateur personnel. En 1981, il se lance, avec un ami dans la réalisation d’images par ordinateurs sur un magnifique Goupil 2 connecté à un téléviseur (processeur Motorola à 1Mhz + 256 K de RAM !). Le logiciel Graphigoupil leur permet de programmer leurs premières images sans tablette graphique ni stylet. Ils reçoivent le Prix Kodak de l’image numérique en 1982.  Après avoir créé en 1983, la société PIXIMA, il choisit en 1985, d’intégrer des sociétés équipées de stations de travail avec des applications à la pointe de la technologie. Il revient ensuite vers le monde médical en 1991 en intégrant le monde Mac comme maquettiste PAO pour la revue Tempo Médical.

En 1992, L’ESAG-Penninghen fait appel à Jean-Marie Alix pour prendre la responsabilité de son tout nouveau département infographique. Il met en place les équipements matériels et logiciels et organise l’enseignement. Il fait évoluer ses méthodes pédagogiques et leur donne un nouveau souffle en créant des groupes avec d’autres professionnels diplômés en Art Graphique et Architecture Intérieure et en accompagnant plusieurs élèves dans leur thèse de diplôme.

Le Parc initial de l’ESAG va migrer, en 1996, de sa petite salle logée dans les hauteurs de l’Académie Julian vers les sous sols de l’ancien Wonder Club situé de l’autre côté de la rue du Dragon. Cette ruche créative souterraine est constamment en effervescence. Toujours inspiré par les lieux parisiens, il profite des temps de pause dans le calme et l’élégance du petit square Récamier.

Indépendance et genèse d’une nouvelle exposition

Fin 2007, Jean-Marie Alix affronte la maladie et quitte l’ESAG et la rue du Dragon. Dès lors ce seront de nombreuses pérégrinations dans le Parc des Buttes Chaumont, avec notes, croquis et photos qui vont alimenter ses idées de récits. Les lampadaires deviennent Sentinelles ; les blocs de béton d’un pont seront des Pachydermes-gardiens ; à leur côté apparaît un Druide-oiseleur. Des cantatrices cryogénisées sommeillent dans les tréfonds d’une ile venue de l’Espace et échouée sur un Lac... En 1988, pour une exposition à l’Atelier de Conti à Aix-en-Provence, Jean-Marie Alix avait déjà réalisé des dessins à la plume (couleur sépia) de plusieurs paysages des Buttes-Chaumont. Il y avait aussi présenté une illustration : l’une des étapes de croissance d’un imago qui deviendra papillon… si une Cartomancienne réussit à le reprogrammer… afin de le connecter à l’Esprit de la Cantatrice… ou bien à celui des Oiseaux du Druide… Bien sûr, l’expérience de son nomadisme infographique persiste mais ses anciennes impressions télévisuelles datant de l’ORTF des années 60-70 remontent à la surface…

Jean-Marie ALIX, 11, rue Curial - 75019 Paris